jeudi 9 novembre 2017

-Où tu voudras





Plus je vais sur Ta voie plus je Te connais et plus je vois mon impuissance, ô Seigneur. En même temps, j'aime la douceur de Ton Saint-Nom1, la chaleur de Ton regard posé sur mes jours comme le soleil accroché au milieu du ciel.





Je m'en fiche d'être impuissant : 
la puissance je te la laisse 
et en profite un peu 
quand je me donne sans compter. 
Une voile ne regrette pas d'être impuissante 
quand le vent la gonfle. 





 
Ta Grâce souffle constamment, je hisse les voiles de mon impuissance par une Observance2 assidue et têtue et j'avance vers toi sans faillir. Que m'importe d'être impuissant quand j'ai Ta grâce dans ma vie, sur mon ciel, dans mes voiles.
 





Tout ce qui compte, pour moi, c'est de ne pas perdre la conscience de Ta Grâce : elle est le tuteur qui me tient debout. Elle est toujours là pour moi simplement, il m'appartient d'être toujours là pour elle. C'est simple. 
 
 






Les jours sont comme des tableaux immaculés et chaque jour, je te regarde peindre les couleurs du bonheur, de mon bonheur. Parfois l'ombre de la dualité vient toquer à ma porte et je lui dis d'entrer. Je suis trop gentil. Heureusement que je lui tourne vite le dos en me tournant vers toi, ainsi l'Unité me réunit à Toi, à cette infime part de Toi que je peux recevoir en restant actif, assumant mon Dharma3.
 







Même infime, cette part me fait déborder. Pour tout accepter, il faudrait que j'accepte de fondre et je ne peux le faire : je dois rester entier. Alors, j'accepte de bon cœur mon imperfection pour le bonheur d'obéir.  
 

Chaque jour, 
souvent,
le plus souvent possible 
je reste à ne rien faire d'autre 
que de me réchauffer l'âme à Ton soleil, 
à Ta douceur 
et rassuré, je continue ma route 
pour où tu voudras.
 


Yogagand