mercredi 27 février 2019

-Le même printemps toujours

 

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La Terre tourne autour du Soleil et maintenant elle se rapproche de lui. Les jours s'allongent, avec la lumière en plus la nature recommence à bruisser du chant des oiseaux amoureux et l'air chaud me caresse le visage et m'abreuve des parfums du printemps...alors la conscience du Saint-Nom, de Ton Saint-Nom ô Seigneur, met des images, de la musique du dehors sur le bonheur du dedans.







Ce printemps ressemble à tous les printemps que j'ai vécus depuis le temps que je m'en souviens. J'ai connu soixante-trois printemps et ce printemps d'aujourd'hui n'est pas plus vieux que celui de mes huit ans :  ils ont la même couleur, la même lumière, les mêmes parfums, la même musique et le même goût.








Tout se ressemble, plongé dans le flot de Ta Grâce, tout a sa couleur, 
sa lumière, ses parfums et sa musique. 
Même quand je reste à la maison, 
quand je m'assieds sur mon coussin de méditation, 
que je ferme mes yeux et mes oreilles
 je vois la lumière du Saint-Nom, 
je sens son parfum et j'entends sa musique.
Depuis l'âge de dix-neuf ans 
que je connais le chemin de l'intérieur 
j'y vais pour t'y retrouver, Seigneur, et je t'y retrouve. 




Parfois je ne t'y retrouve pas mais c'est à cause de moi, c'est parce que je regarde mal, que j'écoute mal et que je pense trop...je pense à Toi, Seigneur, mais ça ne sert à rien de penser à Toi. Mieux vaut écouter, regarder, respirer sans penser, captivé par ta lumière, par ton parfum, par ton Saint-Nom. Pourtant, même quand je suis resté dans mes pensées j'ai trouvé ton parfum où je suis resté, j'ai trouvé un peu de ta lumière et ma joie en a été attisée comme une braise l'est par un souffle attentif.





La musique du film de ma vie, 
sa bande originale c'est celle de Ta Grâce. 
J'ai traversé tant de bonheurs, 
j'ai traversé tant d'orages aussi,
tant de joies et tant de peines, 
comme tout le monde mais j'ai toujours su 
que Tu étais dans ma vie, que Tu étais ma vie 
et aux pires moments j'avais la certitude de te retrouver. 
Le soleil, le calme reviennent toujours après l'orage.
Jamais l'espoir ne m'a quitté à cause de toi. 
C'est parce que je te sais là toujours 
que le désespoir ne peut venir 
construire ses murs autour de moi.




Aujourd'hui je vis le dernier quart ou cinquième de ma vie sur Terre avec le même bonheur, la même joie, la même confiance que je vivais le temps de mon enfance, de ma jeunesse car la musique de ma vie n'a pas changé et ce printemps à venir a la même lumière, les mêmes parfums et la même musique que ceux de mon enfance, que ceux de ma jeunesse. Merci, Seigneur, pour la Grâce de ton amour.



yoganand


-TWAMEVA

 

TWAMEVA

 

Voici un chant dévotionnel ou Bhajan, considéré par beaucoup comme un mantra. Sur La Voie nous n'avons aucun mantra. Twameva est un chant dévotionnel pour exprimer notre amour au Seigneur. Ce chant existe depuis longtemps, même si son auteur reste inconnu. On cite Ramanuja, un mystique du XIe siècle mmais s'il a effectivement chanté cet hymne il n'est pas certain qu'il en soi l'auteur.

Vous pouvez chanter twameva le soir, avant de méditer ou à tout autre moment où vous aurez envie de le chanter. Vous pouvez aussi le chanter avant de lire ou d'écouter un satsang afin de mettre un rituel dans ce satsang. Voici les paroles et la musique. 





 

Twameva Mata, chaa pita twameva

Twameva bhandu tsa tchakha twameva

Twameva vidya dravinam twameva

Twameva sarvam mama deva deva



Twameva Mata, chaa pita twameva

Twameva bhandu tsa tchakha twameva

Twameva vidya dravinam twameva

Twameva sarvam mama deva deva



Tu es ma mère, et tu es mon père,

Tu es mon frère et tu es mon ami.

Tu es ma sagesse et tu es ma richesse

Tu es mon Tout, mon Seigneur, mon Tout

Tu es mon Tout, tu es mon Tout

Tu es mon Tout, mon Seigneur mon Tout



fredonnage




Twameva Mata, chaa pita twameva

Twameva bhandu tsa tchakha twameva

Twameva vidya dravinam twameva

Twameva sarvam mama deva deva





Twameva Mata, chaa pita twameva

Twameva bhandu tsa tchakha twameva

Twameva vidya dravinam twameva

Twameva sarvam mama deva deva
 
Satnam Ananda, ma vie est en Toi

De Toi, je suis né, et vers Toi je vais.

Pour toujours à Toi, mon désir est sans fin.

Mon cœur se languit d'être uni avec Toi.

Pour toujours à Toi, mon désir est sans fin.

Mon cœur se languit d'être uni avec Toi.



Où que je regarde, Ta Lumière est devant moi.

L'amour de Ton Nom, fera fondre mes peines.

Je te donne mon cœur, pour qu'en Toi il s'apaise.

A Toi mon Seigneur, ma vie est Ton jeu.

Je Te donne mon cœur, pour qu'en Toi il s'apaise.

Satnam Ananda, ma vie est Ton jeu.



Merveilleux Seigneur, Ô mon refuge intérieur,

Ta Grâce est un fleuve qui coule sans cesse.

Tu remplis mon cœur d'un amour débordant.

Laisse-moi trouver le repos dans Ton Nom.

Tu remplis mon cœur d'un amour débordant

Laisse-moi trouver le repos à Tes pieds.



fredonnage





dimanche 27 janvier 2019

-Je respire ta Grâce



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Je marche et le ciel m'accompagne, 
avec ses nuages nonchalants, 
sa lumière omniprésente et ses oiseaux qui passent, 
fulgurants, comme des fleurs emplumées 
projetées en avant par un tireur invisible. 
Je marche et les arbres,
silhouettes immobiles et silencieuses,
aux regards sans jugement, me regardent passer. 


Je marche et les parfums de l'air m'emplissent de souvenirs, des souvenirs du présent, pas celui de maintenant mais du présent d'avant, quand j'étais enfant. Je marche et cet air odorant me gonfle la poitrine, lui insuffle la vie alors ma conscience se retourne et rencontre la silencieuse Parole du Seigneur.





La Parole me dit, sans parler, le bonheur infini contenu dans l'air que je respire, dans la vie qui m'anime, dans le ciel lumineux, dans les projectiles agités qui volent d'un côté à l'autre de ma vision, dans les nobles silhouettes sans jugement aux membres ligneux et aux pieds de racines qui bordent la route où je marche et mon esprit se calme et s'envole comme une bulle d'air chaud.






Seigneur invisible 
au regard de celui qui ne voit que les détails, 
aveugle à l'ensemble, 
je te vois tout entier 
dans le moindre détail de ta création. 


Seigneur je te sens par le nez, par la peau, par l'âme au dehors et en dedans et le temps disparaît devant l'instant plein de toi. Les histoires se taisent, le passé disparaît et Ton Royaume se dévoile, ce Royaume dont le Christ parlait en son temps, disant qu'il était au dedans et en dehors de nous. Oui, il est au-dedans de moi et aussi tout autour, en dehors, en toutes choses, en chaque être Ton Royaume, Seigneur, Ton Royaume de béatitude. 


En voyant le ciel, ses nuages et sa lumière, 
en voyant ses oiseaux, en voyant les arbres vivants,
immobiles, frissonnants, 
en sentant les parfums dans l'air contenu, 
en emplissant mes poumons, 
en vidant mes poumons je le vois, 
je le sens ce Royaume, Ô Seigneur 
mais es-tu son Roi ou le Royaume lui-même ?








La question, à peine apparue dans mon esprit, s'efface après que l'air l'ait chassé en une expiration...qu'importe la réponse quand le bonheur est complet, que vouloir de plus ? A quoi servirait une réponse ? La seule chose à quoi l'âme aspire est ta Grâce, Seigneur, la Grâce de ta Parole, de ton Saint-Nom. 


yoganand



vendredi 28 décembre 2018

-Le navire du Saint-Nom


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Seigneur, ta Grâce me nourrit, me fait respirer, elle est mon élément naturel 
comme l'eau pour le poisson et comme lui je suis heureux dans mon élément. 




Je supporte d'aller dans le monde de la dualité, dans la foule des aveugles et des sourds parce que je sais où et comment te retrouver à ma convenance. J'aimerais pouvoir rester assis, les yeux fermés et les oreilles tendues vers les sons de l'intérieur mais je me dois à ceux qui me sont proches et les servir me donne encore de ta Grâce, celle que tu offre à ceux qui s'oublient.






Je ne peux rester sans rien faire, 
comme un tournesol planté en pleine terre, 
pétales tournés vers le soleil, 
comme un lézard sur un mur d'été 
ou une grenouille sur une feuille de lotus. 


L'existence que je vis aujourd'hui ne m'a pas été donnée pour rester ainsi à boire ta Grâce par tous les pores de l'âme, les sens tournés vers le dedans. Je dois me lever, ouvrir les yeux, les oreilles sur le dehors et aller aux tâches que le devoir me donne. Je te remercie pour ces devoirs que Ta Lilà me donne, Ô Seigneur, par eux j'ai l'occasion de goûter à la satisfaction du devoir accompli.





Je vais dans le monde comme une tortue qui porte son refuge sur son dos. Mon refuge est dans la conscience de Ton Saint-Nom, de Ta Grâce et si, parfois, mon attention se fixe sur autre chose, au point d'en oublier ton Saint-Nom, il ne se passe pas une heure sans que quelque chose m'y renvoie. Je retrouve Ton Saint-Nom, la conscience de Ta Grâce avec soulagement, avec reconnaissance et joie. A chaque fois que j'y suis, je me demande comment je fais pour en sortir encore.






Il faut dire qu'au dehors tu es visible encore, 
je te vois dans les arbres,
 je te vois dans le ciel, 
je te vois dans le regard des chats, 
des chiens que je croise 
et dans le vol des oiseaux...
je te vois aussi comme un halo 
qui entoure les gens, 
malgré leurs pensées, leurs désirs, 
leurs peines et leur aveuglement. 


Le Saint-Nom est au dedans, il est au dehors aussi mais pour le voir au dehors il faut l'écouter au dedans. Sans cette écoute du Saint-Nom la transparence des choses et des êtres s’opacifie et bientôt je ne verrais plus que les différences. Aussi je reste le plus souvent, naviguant sur le fleuve de la vie dans ce monde, assis confortablement sur le pont du navire du Saint-Nom. J'y suis à l'abri des dérives, des obstacles invisibles sous les courants contraires.






Le but se rapproche, je le sais, et le courant s'accélère et j'ai peur d'arriver et pourtant j'ai vu le havre de paix qui m'attend, comme il attend chacun et je devrais seulement me réjouir mais je suis attaché à cette existence où je suis en compagnie de Ta Grâce et Ta Grâce sans l'existence où je suis maintenant, pourra t-elle me faire oublier la joie où je suis aujourd'hui ? Je le verrais sans doute quand je serais arrivé au bout. En attendant je profite du présent, cadeau sans cesse répété par Ta grâce et je fixe mon attention sur lui, comme si ma vie en dépendait, d'ailleurs ma vie en dépend ! 

Yoganand

dimanche 5 août 2018

-L'Un dans le multiple


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 A l'intention particulière d'une premie qui m'a commandé ce satsang



La paix du Seigneur, sa douceur, son attention sans faille ni jugement, tu la trouves dans le silence de ta dévotion, quand tu laisses de côté les rumeurs de ton esprit, mais tu sais, cette douceur, cette attention sans faille ni jugement sont aussi présentes en dehors du secret de ton cœur.







Dans la fréquentation du multiple, aux apparences contraires se rencontre Sa Grâce, bien plus qu'au fond de son âme jalouse. Bien sûr qu'en face à face exclusif Son Amour est le seul horizon, qu'il prend toute la place et comble ton cœur qui a soif de Lui mais le don que tu peux faire, dans le multiple, le don du temps que tu passes à ne pas regarder que Lui, ce don, cet oubli de toi est une source de Grâce.






Rien n'est plus fort en réalisation 
que la confrontation avec le multiple, 
la dualité, c'est pour ça qu'elle existe, 
la dualité, pour donner vie 
à l'indicible Amour du Seigneur. 
Va le chercher, cet Amour 
dont tu es si friande, 
va le chercher en lui tournant le dos, 
en apparence. 




Seule face à Lui 
tu Le vois grand 
de telle façon qu'il prend toute la place 
de ton attention 
mais et le quittant des yeux 
et en regardant, dans le multiple, 
toutes les choses différentes qu'il contient 
tu dois faire l'effort d'y revenir, 
à ce centre où Il est le plus présent 
et c'est cet effort d'aller à Lui, 
d'y retourner qui fait le prix de ces retrouvailles.





Aimer, c'est bien, servir c'est mieux car le service est l'amour en action comme la guidance est Sa Grâce en action. Tu as du mal avec ton corps, peut-être, des douleurs viennent lui dire de se coucher et de rester ainsi à gésir sans rien faire mais tu sais, il y a de nombreuses façons de servir en aidant ceux qui Le servent à le servir. Aider les serviteurs n'est-ce pas une merveilleuse façon de se donner ?




Tu reçois de l'intérieur, tu donnes à l'extérieur et ça revient dedans, augmenté de La Grâce comme du sel donne du goût aux plus petites choses. N'oublie jamais que ta relation à Lui, à Ton Seigneur est une relation à plusieurs, même si tu te crois seule. Le Seigneur, Ton Seigneur est fait d'une multitude infinie d'amours venant des autres et qui, vers lui, convergent et le tien, celui que Tu lui donnes s'ajoute aux autres pour faire toute la dévotion qui nourrit sa Grâce.


N'ai pas peur de sortir la tête de ta coquille, 
Sa Grâce est partout, 
en dedans comme en dehors 
et en dehors la place est plus grande 
pour en chercher et en trouver. 
Pour qu'Il te donnes 
il te faut d'abord donner 
et donner encore 
comme l'eau ne cesse de couler dans son lit 
pour rester fraîche et porteuse de vie. 
Retiens la et vite elle deviendra 
le fluide malodorant d'un marais 
où flottent les feux follets. 


Tu connais ces feux-follets, tu connais la folie oh ! Pas nécessairement l’aliénation qui conduit aux chambres capitonnées mais celle, quotidienne, domestique d'un mental qui ne pense qu'à lui. N'oublie pas de le soumettre aux trois piliers.


mardi 24 juillet 2018

-Le monde a deux faces



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Seigneur, quand je m'abandonne à ta Grâce, à Sa douceur, à Sa bienveillance, à Sa Lumière, à Sa Musique, à la berceuse de Son souffle je flotte dans un bonheur, une satisfaction qui me comble. Je n'ai besoin de rien d'autre. Je suis comme une plante aux racines bien enfoncées dans de la bonne terre et aux feuilles gorgées de soleil et de la rosée du matin.





Mais je ne peux pas rester ainsi du lever au coucher, il me faut me lever et m’acquitter de mes devoirs et puis j'ai faim de nourriture terrestre, j'ai des gens auxquels je me dois, des frères, des sœurs, des enfants, aussi je quitte la couche profonde où je restais blotti sous Ta Grâce, à me laisser bercer par le souffle qu'elle me donne sans faillir.





A chaque fois qu'ainsi je vais dans le monde 
je te retrouve Seigneur,
 à travers le souffle qui ne me quitte pas 
et qui me fait me souvenir de Toi, 
alors je retrouve le bonheur de Te servir.








Rester comme un enfant dans la chaleur de Ta présence me donne tout l'Amour dont j'ai besoin, mais Te servir au quotidien me comble. Tu n'es jamais loin, Seigneur, car tu as mis un peu de Toi, une étincelle au fond de mon âme. Cette étincelle brille de milles feux quand je la vois, que je la regarde et que j'oublie de penser à cause d'elle.








Le monde des Hommes a deux visages, 
un masque grimaçant, 
dont il est bon de se méfier 
et une face souriante 
où je reconnaît Ta Grâce, Ton Amour. 
Selon que je vois l'un ou que je regarde l'autre 
ma vie est un bonheur simple ou une souffrance.




Quand je n'aime que Toi, je reconnais Ta Grâce en toutes choses et le monde des Hommes a le visage souriant de Ton Amour, quand je recommence à ne voir que moi, le masque grimaçant de la vanité vient arracher le bonheur, la douceur pour les remplacer par la peur, la confusion, la souffrance et je ne saurais vivre ainsi.



C'est pour ça, Seigneur, que je reste attaché à Ton Saint-Nom du lever au coucher. Il est la bande-son de ma vie, ma planche de salut, ma raison, mon espérance et s'envole la peur, le temps qui passe et l'âge sans cesse venant.





Je n'ai pas la nostalgie de l'enfance car j'en ai gardé le goût, le parfum, la lumière, l'innocence et la musique par Ta Grâce en action. Je sais comment faire pour aller puiser à la source du présent l'eau de jouvence que Ton Amour distille pour nous et je ne m'en prive pas.



J'ai toujours le choix de voir la triste mine des jours sans Toi ou le visage souriant de l'enfance reconduite. Je sais comment faire.


Yoganand 


Les Satsang de sri Hans yoganand sont ici: http://observance.over-blog.com/